Saturday, August 05, 2017

NAYMAR



Ce qui me gêne dans l’affaire Neymar, ce ne sont pas les sommes astronomiques qui lui sont consacrées. Après tout c’est la loi du marché. L’indécence de son salaire par rapport à celui des pauvres ne me gêne pas non plus car ces derniers sont les premiers à payer cher pour voir le footballeur faire le pitre avec un ballon ou à payer plus de 100 euros pour acheter un maillot qui porte le nom de monsieur Neymar. Ce ne sont pas non plus tous ces journalistes qui jouissent rien qu’en prononçant le nom de Naymar depuis qu’il a signé au PSG, car on sait que ces gens-là sont les putes du Qatar, et encore j’ai plus de respect pour les putes que pour ces journalistes. Non, la seule chose qui me gêne c’est qu’on ne donnera jamais l’équivalent en bananes aux singes pour faire la même chose que Neymar, pourtant ce n’est pas l’agilité qui leur manque, je viens encore de le constater au cinéma dans le dernier volet de la planète des singes.


Saturday, July 22, 2017

The Way |Trailer | STUDIO+

Thursday, June 29, 2017

THE WAY

EN ATTENDANT JUILLET SUR STUDIO + !





Friday, June 09, 2017

GRAND PRIX DE LITTERATURE POLICIERE 2017

24 romans 
ont été retenus pour la sélection du 
Grand Prix de Littérature Policière 2017 
qui sera décerné en septembre prochain.

 11 titres dans la catégorie "Roman français"

La découronnée
Claude Amoz
(Rivages)

L'Hôtel du grand cerf
 Franz Bartelt
(Seuil)

Police
Boris Hugo
(Grasset)

La daronne
Hannelore Cayre
(Métailié)

Vintage
Grégoire Hervier
(Au Diable Vauvert)

La femme serpent
Claude Izner
(10/18)

En son absence 
Armel Job
(Robert Laffont)

Bondrée
Andrée Michaud
(Rivages)

Seules les bêtes
Colin Niel
(Rouergue)

Cabossé
Benoît Philippon
(Gallimard)

Black$tone
Guillaume Richez
(Fleur sauvage)


 13 titres dans la catégorie "Roman étranger"
 
 Pssica
Edyr Augusto
(Asphalte)
 
La fille de la peur
Alex Berg
(J.Chambon)
 
Une lame de lumière
Andrea Camilleri
(Fleuve noir)
 
Les animaux
Christian Kiefer
(Albin Michel)
 
Indian psycho
Arun Krishnan
(Asphalte) 

En mémoire de Fred
Clayton Lindemuth
(Seuil)

Chacun sa vérité
Sara Lovestam
(R. Laffont)

La rage
Zygmunt Miloszewski
(Fleuve noir)
 
Duel de faussaires
Bradford Morrow
(Seuil)
 
L'affaire de la belle évaporée
J.J. Murphy
(Baker street)
 
Les muselés
Aro Saint de la Maza
(Actes Sud)
 
Au milieu de nulle part
Roger Smith
(Calmann-Lévy)
 
 Le verger de marbre
Alex Taylor
(Gallmeister)
 
 
 
 
 

Friday, February 17, 2017

LES ELECTIONS POUR LES NULS



Les 23 avril aura lieu le premier tour des élections présidentielles françaises.
Beaucoup d'électeurs demeurent indécis.
Voter ? Pourquoi ? Pour qui ?
Y voir clair nécessite de comprendre à quel système nous appartenons.
D’abord, qu’est-ce que « le  système » ? Ce terme souvent utilisé par les politiciens demeure flou pour beaucoup de gens y compris les journalistes qui le récusent (tu m’étonnes !) ou même Bernard Pivot qui en perd son latin dans un de ses tweets. Pourtant il suffit d’ouvrir un dictionnaire. La définition  est très simple.
Un système est un mode de gouvernement, d’administration, d’organisation sociale. Ex. système capitaliste ou système pénitentiaire. Le système définit donc la façon dont nous vivons ensemble et surtout dont nous sommes dirigés. Car tout système a ses dirigeants. Sinon c’est l’anarchie.
Actuellement la France, comme la majorité des pays, est une société de consommation mondialisée (autrement dit un « marché ») gouvernée par un pouvoir économique qui n’est pas élu. Ce pouvoir soutient financièrement les élites politiques et médiatiques qui sont à son service. C’est cette collusion économico-politico-médiatique qu’on appelle le système.
Le système a mis en place un processus électoral pour nous donner l’illusion que nous sommes en démocratie. Car en réalité, le système décide de tout et en particulier de celui qui occupe l’Elysée. Le nouvel avatar du système qui a été  fabriqué sur la chaîne de montage ENA-Banque-Gouvernement, se nomme Macron. Pour lui donner toutes les chances de l’emporter, le système va s’employer à médiatiser son avatar, car c’est le matraquage qui fait la popularité. En même temps on dézinguera tous ceux qui menaceront de lui faire ombrage. Les médias pointeront du doigt les péchés des concurrents qui seront plus vite coulés que le Titanic par les instituts de sondage. Et au pire, si l’avatar n’arrive pas en tête, on récupèrera le gagnant qui le lendemain de son élection sera gentiment prié de ne pas tenir ses promesses.
Car il faut bien comprendre que le choix ne porte pas entre la gauche et la droite, comme le système essaye de nous le faire croire afin que rien ne change. Le choix consiste à rester dans le système… ou à en sortir !  Mais est-ce qu’il existe des candidats qui veulent sortir du système actuel ? A priori ils sont deux : Mélanchon et Le Pen. Ces deux-là se rejoignent sur de nombreux points. Dans le nouveau système qu’ils proposent, le pouvoir politique reprendrait l’ascendant sur le pouvoir économique et les consommateurs redeviendraient des citoyens. Un tel changement nous débarrasserait des inconvénients mais aussi des avantages principalement matériels du système actuel. Cette perspective implique une grosse dose d’inconnue, car en dehors de la Corée du Nord et des dictatures islamiques, nous avons peu d’exemples d’autres systèmes dans le monde. En outre, si Mélanchon ou Le Pen était élu, il leur faudrait de la pugnacité et de la ténacité pour s’imposer, car le système qui se fout des résultats électoraux résistera. Il suffit de voir les difficultés rencontrées par Trump aux Etats-Unis pour faire passer ses premiers décrets. Et si d’aventure, le nouveau président parvenait à le tenir en échec, le système n’hésiterait pas à provoquer le chaos pour faire regretter son choix au peuple.
En conclusion, vous aurez à choisir entre le système ou le chaos. 

Saturday, January 07, 2017

DES NOUVELLES !!!


Il paraît que les nouvelles ne « marchent » pas en France et qu’il y a donc peu de chance qu’on en publie! Dans ce pays à la con, les nouvelles sont tellement méprisées par les éditeurs qu’on exige même des écrivains qu’ils les écrivent gratis. Un peu comme si on demandait au boulanger de t’offrir son pain ou au garagiste de te faire une vidange à l’œil. Mépriser la nouvelle, c’est ignorer le travail qu’il y a derrière. Pourtant, c’est ce qu’il y a de plus difficile à écrire… et de plus agréable à lire. Un art tellement pointu qu’il est l’apanage des plus grands écrivains: Philip K. Dick, H. P. Lovecraft, Edgar Allan Poe, Ray Bradbury, Arthur C . Clarke, Neil Gaiman, Stephen King, Henry James, Clive Barker, Daphné du Maurier, Dino Buzzati, Vladimir Nabokov, Prosper Mérimée, Anton Tchekhov, Edogawa Ranpo, Guy de Maupassant, Stefan Zweig…
Plus que les romans, les nouvelles ouvrent en grand les portes de l’imagination. C’est pourquoi elles ont inspiré les plus grands films de tous les temps : Blade Runner, 2001 L’Odyssée de l’Espace, Les Evadés,  Invasion Los Angeles, The Thing, Million Dollar Baby, Les Oiseaux, Rebecca, Eyes Wide Shut … jusqu’à Premier Contact actuellement en salles.
Une nouvelle, c’est une histoire complète, un début, un milieu, une fin, avalée le temps d’un trajet de métro ou avant d’éteindre la lumière le soir, à la terrasse d’un café ou dans une file d’attente. Une nouvelle se déguste comme une chanson, un épisode, une toile de maître, un bon repas, une injection d’héroïne. Alors, les éditeurs ont-ils raisons ? Préfère-t-on vraiment les histoires délayées aux histoires coup de poing ? les merdes en tube aux colliers de perles ? les pavés indigestes aux shoots d’adrénaline ? On ne vous donne pas le choix en tout cas.
A contre-courant, encore une fois, je vais donc chercher un éditeur qui aura les couilles de vous donner accès à mes 40 nouvelles. Elles sont explosives et j’ai hâte de les mettre entre vos mains.     

Wednesday, November 23, 2016

THE WAY


Au début tu as très peur.
Les producteurs qui jugeaient ton scénario génial le reformatent soudain à la tronçonneuse. Quinze versions plus tard, tu recolles encore les morceaux et tu essayes de raccorder les scènes qui ont résisté à l’équarrissage. A quelques jours du premier clap tu t’efforces avec le réalisateur de redonner de la cohérence et du sens à l’ensemble.
Tu as de plus en plus peur.


Et puis tu débarques en voyeur sur le tournage. Là, tu fais connaissance avec le casting. Tu es d’abord scotché par l’actrice qui a été choisie pour incarner ton héroïne. Elle est mille fois plus canon que sur les photos. Elle est la sublime chair et la voix du personnage que tu as couché sur le papier. Tu déjeunes ensuite avec les acteurs qui endossent les autres rôles. Dans la vraie vie, ils ont la cool attitude comme dans ton script, comme si c’était eux qui t’avaient inspiré ces individus peu ordinaires ! Enfin tu rencontres la star, l’acteur que tu adorais il y a vingt ans au cinéma et que tu retrouves aujourd’hui dans la peau d’un héros sorti de ton imagination. Tu redeviens un gosse et c’est lui qui te dit merci de lui avoir écrit un tel rôle. Car tous ces comédiens qui donnent une âme à tes personnages sont animé de cette humilité distinguant l’artiste du faussaire. Sur le plateau qui ressemble à une ruche, une cinquantaine de personnes bourdonnent, chacun à sa tâche pour mener à terme cette entreprise démiurgique qu’est la création d’un film ou d’une série : producteurs angoissés, accessoiristes agités, assistants surmenés, script concentrée, chef opérateur pointilleux, cascadeurs remontés à bloc, chorégraphes allumés, décorateurs magiciens, maquilleuses et coiffeuses aux petits soins, costumières aux mains de fées, techniciens perfectionnistes. Au milieu de ce chaos tiré au cordeau, tu vois le réalisateur, génial thaumaturge régnant sur son armée de stakhanovistes. Il est en train de transformer tes mots en scènes saisissantes, ta didascalie en plans spectaculaires, tes dialogues en émotions. Tu le vois changer ton histoire en œuvre d’art. Puis tu visionnes les premières images. Bouche bée. Tu réalises alors que tu as de la chance.
Et là tu n’as plus peur du tout.