Monday, May 18, 2009

LE LIVRE DANS LA RUE


Souvenirs du 10ème festival du livre de La Gaude qui s'est déroulé le week-end dernier. Un "Livre dans la rue" présidé cette année par Richard Bohringer qui a préféré le paisible village de La Gaude au tapis rouge de Cannes. Le comédien m'a complétement bluffé. J'imaginais un acteur grande gueule surfant sur son aura médiatique pour caser sa littérature, j'ai découvert un écrivain, un vrai, un poète de l'âme humaine, balançant les mots avec ses poings, ses tripes, son coeur. Samedi soir, il nous a offert une lecture de quelques-uns de ses textes, beaux et poignants à la fois, devant un public conquis par ce qui fut un véritable one man show.


Extrait, sans l'interprétation malheureusement: "...L'écriture est la seule vérité. Etre vertical. Jeter les germes de l'amer. Trouver le son qui fera rebondir. L'inspiration court comme un nuage. Vite et sans remords. Le désespoir d'écrire devient cristal. Les cannibales de la mémoire font tomber les larmes sur le clavier. Ecrire. Dieu païen, aide ton serviteur. Donne-moi l'oiseau bariolé. Celui qui aide à souffler la page blanche. Ma révolte. Mon drapeau d'amour..."
Bravo et merci l'artiste.
Des artistes, il y en avait beaucoup d'autres. Personnellement, j'ai eu le plaisir de dédicacer entre Henri Loevenbruck paraphant à tour de bras ses fantastiques trilogies et Thomas Rabino venu signer son livre historique (dans tous les sens du terme): "Le réseau carte", réseau trop méconnu de la résistance parce que antiallemand, antigaulliste, anticommuniste, anticollabo. Un pavé dans la mare de l'histoire officielle, qui rétablit des vérités sur la Résistance. Bref cette autre face de la Vérité que j'affectionne.
J'ai fait la connaissance de deux autres belles personnalités: Lassaâd Metoui dont les calligraphies arabes sont aussi envoutantes que les textes de Khalil Gibran qu'elles illustrent, et Gaston Kelman qui est noir, n'aime pas le manioc, est aussi speedé qu'un parisien et prête volontier sa veste à ceux qui ont froid.
Merci enfin à Gilbert Lugara et à Bruno Lamy sans qui tout cela n'aurait pas existé.
Richard Bohringer affirmait qu'une ville la nuit, c'est beau. Mais un village sous le soleil, c'est joli aussi. Surtout avec des livres dans la rue...

4 Comments:

Blogger pampa said...

punaise, ca fait envie
en plus j'aurai pu remonter dans les meandres de mon enfance
merde

12:35 AM  
Blogger Thomas Rabino said...

Salut Philip. Merci pour ta belle synthèse du week-end et ton regard sur mon bouquin. Et puis, comment ne pas adhérer à tes impressions sur Bohringer, Lassaâd et consorts ?
A très bientôt, et au plaisir de te lire...

2:04 AM  
Blogger Philip Le Roy said...

Hola amigo Pampa, on t'a attendu pourtant à La Gaude. En plus, si t'étais venu au lieu de rester devant la télé, tu aurais fait la connaissance de Thomas qui t'aurait donné un passionnant cours d'histoire en live et à l'oeil.
A+

5:11 AM  
Blogger pampa said...

arretez les frais j'en pleurerai
pour info je regarde plus la télé, et je ne lis plus la presse,
je lis vos bloggs, celuici, et d'autres, d'ailleurs j'en profite pour faire circuler une info, sur la promo du dernier livre de olivier descosses
http://action-suspense.over-blog.com/

philip jure moi que tu ne ferais pas pareil ::)))

11:40 PM  

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