Friday, October 10, 2008

A DEGAGER

Je m’apprêtais à féliciter dans cette rubrique les nouveaux prix Nobel de Littérature et de la Paix lorsque je me suis dit que le sujet aurait peut-être paru futile au regard de la crise qui est en train de contaminer la planète, la logorrhée journalistique et par voie de conséquence nos esprits. Je repousse donc le sujet à la prochaine fois et me joins au concert tonitruant.
Bon, ce n’est pas faute d’avoir prévenu tout le monde. Cela fait des années, bien avant les prophètes es-économie que les auteurs de thrillers ont vu venir le coup, utilisant les dangers du pouvoir économique pour donner des frissons à leurs lecteurs. En ce qui me concerne, cela remonte à 2006 dans LA DERNIERE ARME où je proposais la solution ultime pour éviter la crise, le krach, la débâcle, les octobres noirs, bref la merde.
Maintenant qu'on a les pieds dedans, finissons-en une bonne fois avec cette crise qui n'en reste pas moins une manne pour pas mal de gens, des médias catastrophistes qui font leurs plus beaux tirages depuis longtemps aux vendeurs de coffre-fort qui vendent leurs tirelires blindées comme des petits pains, en passant par les charognards qui visent la baisse des cours pour racheter en masse les titres à leur plus bas niveau. Tirons un trait sur toutes les conneries balancées par nos experts et nos politicards. Car, si on y regarde de plus près, la crise c'est quoi?
C’est simplement de la peur viscérale éprouvée par le système qui nous gouverne. Comment, dès lors, accepter que ces bourses sans couilles président à notre destinée ? Comment croire qu’une baudruche paranoïaque qui se fait peur toute seule est capable de défendre nos intérêts ? Faire confiance au système, comme il nous le demande, c’est faire confiance à des types qui pètent plus haut que leur cul et dont le métier est de jouer avec l’argent des autres. Ce système est tellement con et pétochard qu’il est en train de se faire sur lui, alors qu’il n’y a pas de guerre mondiale ni de tsunami en vue, que les entreprises tournent à plein régime, que la démocratie se répand, que Ben Laden se ramollit, et qu’aucun dingue n’a l’index posé sur un bouton rouge. Le système financier se vide avec la peur au ventre, uniquement parce qu’un matin il s’est regardé dans le miroir. Bientôt, il ne restera plus qu’un tas de merde. Allez, à dégager.

3 Comments:

Blogger pampa said...

yes

c'est pas la peine de pousser des cris d'offrais.....
le marché se régule, c'est une crise annoncée depuis 2 ans....
rien de neuf.....donc...(ceux qui ont fait un peu d'eco connaissent les courbes)
je pleurai juste pour ceux qui vont encore morfler........

bon c'est pas tout, et nathan y devient quoi

un lecteur en manque

7:23 AM  
Blogger Philip Le Roy said...

Il suffit de revoir "Pi" petit chef d-oeuvre de Darren Aronofsky pour tout comprendre sur le côté cyclique de la chose; ça monte , ça descend, ça monte, ça descend... et là on est au moment où ça descend. Point.
Quand à Nathan, il y est en plein dedans. Deux cent pages de manuscrit à ce jour. C'est dire qu'il n'est pas sorti de l'auberge. Pour faire patienter le lecteur en manque, je sors un nouveau roman en février. Il est terminé. Il n'y a plus que quelques corrections à apporter, un titre définitif à adopter et une couverture à choisir.

9:00 AM  
Blogger pampa said...

hello phillip comment va ?
la famille, santé, le tout quoi

à la relecture de mon mail, c'est vrai qu'on peut se méprendre sur la nature de mon attaque.

ce n'était pas à votre intention philipp, mais à l'intention de tous les cons.
plein le dos, des médias, des gens qui prennent le commun des mortels, pour des dindes à l'orée de thank s giving.
voili voilou

cette mise au point s'imposait, autant pour moi que pour le rste du monde.
A peluche

12:23 AM  

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